« Une proposition qui va dans le sens de la démocratie »

Recueilli par Benoit Pavan

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Mohamed Rahmani-Sakalli.
Mohamed Rahmani-Sakalli. — B.Pavan / PLEINS TIRTES / 20 MINUTES

Le coprésident du Conseil consultatif des résidents étrangers grenoblois (CCREG), créé en 1999, revient sur la proposition de loi qui sera soumise jeudi par le PS au Sénat à propos du droit de vote des résidents étrangers.
Comment accueillez-vous le débat qui entoure cette proposition de loi ?
Ce débat revient comme un vieux loup de mer. Il est important qu'il n'y ait pas d'amalgame autour de cette question. Nous soutenons pleinement cette proposition, bien qu'elle soit moins audacieuse et ambitieuse que le texte initial présenté en mai 2000. Elle interdit notamment aux résidents étrangers d'être élus maire ou adjoint au maire, et de voter aux sénatoriales. Elle va néanmoins dans le bon sens, celui d'un renforcement de la démocratie.
La société française voterait-elle en sa faveur selon vous ?
Certainement. À Grenoble, nous avons organisé chaque année des votations citoyennes pour répondre à cette question et constaté que l'opinion publique est assez favorable. Les mentalités ont évolué de manière très nette depuis dix ans. Mais il convient de continuer à sensibiliser le grand public.
Dans quel but a été créé le CCREG ?
Pour essayer de pallier en partie l'absence du droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers par une instance représentative. Nous essayons de porter leurs préoccupations aux élus. Le CCREG jouit d'une totale liberté d'expression politique.

Invitation à un Rassemblement jeudi

Le CCREG invite ce jeudi 8 décembre de 16h30 à 21h à un rassemblement place Félix-Poulat. L'occasion pour lui de rencontrer les Grenoblois et d'évoquer la question du droit de vote des résidents étrangers.