Protection et non pas « niche fiscale »

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Le site d'Arkema, à Jarrie.
Le site d'Arkema, à Jarrie. — Patrick Avavian

Les maires de 13 communes françaises abritant un site industriel à risque, dont la ville de Pont-de-Claix, ont signé une pétition qui réclame à l'Etat d'investir davantage dans la prise en charge des travaux de protection que les riverains sont forcés de mener. « Elle se faisait au travers d'un crédit d'impôt de 40 % que le gouvernement a abaissé, rappelle Christophe Ferrari, le maire de Pont-de-Claix. Il est inacceptable que la protection de nos habitants puisse être considérée comme une niche fiscale ».
« Il s'agit essentiellement de travaux d'étanchéité sur les vitreries, les huisseries, et de mise aux normes des systèmes de ventilation », explique de son côté Raphaël Guerrero, le maire de Jarrie. Lequel n'a pas signé la pétition, le plan de prévention des risques technologiques (PPRT) qui concerne sa commune ayant été en partie gelé en attendant sa révision et sa validation, prévue pour 2012. « Le coût de ces travaux peut osciller entre 500 et 3 000 €. Tout dépend de la typologie et de l'ancienneté de la maison », ajoute l'élu.
Benoit Pavan