La grève des PV se poursuit

Benoit Pavan

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Les grévistes ont bloqué le tramway pendant un peu plus d'un quart d'heure.
Les grévistes ont bloqué le tramway pendant un peu plus d'un quart d'heure. — B.Pavan / Pleins Titres

La grogne continue de faire rage dans les rangs des contractuels grenoblois. Hier, vers 17 h, ils ont été reçus à leur demande, avec leurs représentants syndicaux, par des élus de la municipalité. En début de soirée, rien n'avait encore filtré de ces échanges.

« Pas des agents administratifs »
Dans l'après-midi, les agents municipaux avaient déposé des tracts plutôt que des procès-verbaux sous les essuie-glaces des automobilistes. Puis, munis de porte-voix, sifflets et banderoles, ils ont convergé vers le centre-ville, bloquant durant quelques minutes les lignes du tramway. « Nous ne sommes pas des agents administratifs », rappelaient-ils, avant de se diriger vers la préfecture.
renoble devrait donc connaître aujourd'hui un sixième jour de grève de ces agents qui dénoncent « l'incohérence » de leur statut et la détérioration de leurs conditions de travail. « Nous sommes contre une prime de rendement. Nous souhaitons simplement une prime qui reconnaisse la pénibilité de notre travail, explique l'un des grévistes. Cette grève nous a permis d'ouvrir un dialogue sans répression avec les gens. On veut prouver que ce n'est pas un métier évident ». Pour la ville, chaque jour de grève constitue un manque à gagner de 16 000 €, selon les grévistes.

La ville reste ferme

Dans un communiqué, la ville affirme n'avoir constaté à ce jour « aucune augmentation des contestations et des agressions » du fait de la hausse des tarifs des PV.