32 par classe en maternelle

Florence Roux

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Sept cent soixante-trois élèves de plus à l'école élémentaire, 74 de moins en maternelle et un seul prof en plus cette année : en Isère, la situation est « raisonnable » par rapport aux autres départements, estime-t-on à l'académie. « Dans le détail, c'est plus contrasté, objecte Jean-François Fechino, président de la Peep 38. Ainsi, à Grenoble, on a des maternelles de 30 à 32 bouts de chou, la limite d'ouverture de classe. C'est indigne ! » Dominique Nussard, présidente de la FCPE 38, renchérit : « Ces effectifs lourds dans les petites classes sont un facteur d'échec scolaire. »
« Des effectifs lourds ? Ah oui, s'exclame Magali Aurensan, directrice de la maternelle Jules Verne, rue Hoche. Nous avons quatre classes, deux de 29 élèves, une de 30 et une autre de 31… » Monique Lesko, inspectrice d'académie, explique que chez les petits, « les professeurs travaillent avec des Atsem [agents municipaux] qui les soutiennent. Et ils ont des méthodes pour travailler en ateliers ou pratiquer des décloisonnements avec des collègues. »

Le collège aussi
Côté collège, où l'Isère perd 54 postes de professeurs malgré 650 élèves de plus, Didier Metzen, secrétaire général de la FCPE 38, s'inquiète de « la baisse des effectifs, alors que les 3e d'insertion ont été supprimées cette année dans une trentaine de collèges. Cette disparition donne moins de latitude aux établissements dans l'organisation. Et un suivi moins personnalisé pour les élèves. » Ces suppressions « datent de 2004 dans la plupart des départements, souligne l'inspectrice d'académie Monique Lesko, qui rétorque : « les professeurs auront au contraire plus de marge pour personnaliser les horaires. En s'appuyant notamment sur le dispositif d'option des 3e, ils pourront proposer aux élèves de découvrir des métiers, un milieu professionnel ou un autre établissement. Avoir un parcours plus individualisé. »
Les « vrais » chiffres de la rentrée, après comptage dans les écoles, devraient être connus en fin de mois.
Lire aussi p. 6

réinsertion pour collégiens perturbateurs

Ouvert fin août, l'établissement de réinsertion scolaire (ERS) d'Autrans accueillera 12 « collégiens perturbateurs » en octobre. « D'ici là, relève Annie Derriaz, de l'Inspection académique, nous recrutons ces élèves, orientés par les chefs d'établissement. Ils doivent être âgés de 13 à 16 ans, avoir été exclus deux fois et être volontaires ». Pour suivre, à l'ERS, un parcours qui mixe enseignement général, sports, culture et projet éducatif.