Pour tordre le cou aux clichés

Manuel Pavard

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Plusieurs spectacles se dérouleront sous le chapiteau installé parc Bachelard.
Plusieurs spectacles se dérouleront sous le chapiteau installé parc Bachelard. — Laurence Fragnol

Dis-moi comment tu t'appelles, je te dirai qui tu es. La maxime sied à merveille à Mistral, Courant d'airs, dont la 9e édition débute aujourd'hui. Implanté dès l'origine dans le quartier Mistral-Eaux Claires, le festival y fait souffler « un vent de liberté : une bouffée d'oxygène contre la dérive sécuritaire et le repli sur soi », selon Brahim Rajab, président de Cultur'Act, l'association organisatrice.

Soirée Bollywood
« Notre devise ? Eclectisme et découverte tous azimuts. On essaye de sortir des clichés et de prendre les gens à contre-pied. Qui dit quartier populaire ne dit pas obligatoirement hip-hop ou musique maghrébine. On propose une programmation de qualité à des personnes qui n'ont pas toujours accès à cette culture. » Le festival ouvre ainsi cet après-midi par un spectacle de cirque des Frères Carton, à destination du jeune public, avant d'enchaîner, ce soir, par une pièce de la compagnie Les Os Posés mêlant danse contemporaine et théâtre d'objets. Quatre jours durant, sous le chapiteau du parc Bachelard, place du marché ou dans le parc du 8-Mai, les spectateurs pourront profiter d'une palette culturelle riche : théâtre, cinéma, bal latino, danse hip-hop, pour finir en beauté avec la soirée Bollywood, « une soirée dansante déjantée autour des sonorités et danses indiennes. »