La reine des rhinites prépare son retour

Paul Turenne

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Nez qui coule, yeux qui piquent, rhinite allergique, crise d'asthme carabinée, voire urticaire ou eczéma… L'ambroisie se montre sans pitié pour les personnes sensibles au pollen de cette plante très allergène. Problème : elle est particulièrement présente dans la région Rhône-Alpes, notamment dans le Nord-Isère, la région lyonnaise et la Drôme.

Arrachage systématique
« Seuls quelques grains de pollen par mètre cube d'air suffisent pour que des symptômes apparaissent chez les sujets sensibles, affirme le docteur Cécile Ducrot, allergologue, responsable du Réseau national de surveillance aérobiologique pour l'Isère. Or, cette année, du fait de conditions météorologiques très favorables, la concentration de pollens est très élevée. »
Et si pour l'heure la situation n'est pas critique, le pic de pollen d'ambroisie se situant en été et au début de l'automne, mieux vaut anticiper son arrivée. « Certaines personnes sont même obligées de quitter la région tellement leur situation devient invivable, confie Jacques Remiller, député maire de Vienne. Dans les zones les plus envahies, de 6 % à 12 % de la population est ainsi affectée. » Seule solution : l'arrachage des plants qui prolifèrent sur les terrains vagues, les chantiers de construction, le long des routes, ou dans les parcelles agricoles. Le tout, bien sûr, avant la floraison afin d'éviter la dissémination.
« Il y a urgence, le problème est en train de devenir national », estime Jacques Remillier. Tous à vos mouchoirs !

Les parlementaires mobilisés

Un comité parlementaire de suivi du risque ambroisie vient de voir le jour. Initié notamment par Jacques Remiller, député maire de Vienne et Alain Moyne Bressand, député de l'Isère, il a pour objectif de sensibiliser les citoyens, les acteurs politiques, et les autorités sanitaires aux risques générés par l'ambroisie.