L'insertion par le permis

Benoit Pavan

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Les candidatures se feront sur prescription après examen par une commission.
Les candidatures se feront sur prescription après examen par une commission. — B.Pavan / Pleins Titres

Quelques petits détails restent encore à peaufiner, mais le projet, semble-t-il, n'est déjà plus une simple rumeur : le CCAS de Grenoble, le SMTC et la Métro s'apprêtent à lancer en septembre une auto-école à destination des personnes en difficulté sociale. Son nom : l'auto-école citoyenne. Son objectif : aider ses futurs conducteurs à se constituer un atout sur le chemin de l'insertion et de l'emploi.

Un coût « modique »
« Le critère de prise en charge ne sera pas exclusivement financier, des dispositifs de ce type existant déjà, explique Olivier Noblecourt, vice-président du CCAS. L'accompagnement pédagogique de l'auto-école s'adressera notamment à des personnes qui connaissent des problèmes de langue, de santé, ou vivent d'importants traumatismes sociaux ».
20 heures de conduite pour une « reprise » du volant après plusieurs années passées le pied loin de l'accélérateur. 30 heures pour se débarrasser quelques imperfections avant de reprendre la route d'une auto-école classique. Et jusqu'à 60 heures en cas de grande difficulté d'apprentissage. Trois niveaux ont déjà été fixés. Le coût d'une heure de conduite reste, pour sa part, encore à déterminer, mais il sera vraisemblablement « modique », précise le CCAS.

40 places

40 élèves maximum pourront être pris en charge par les deux moniteurs professionnels déjà recrutés. Coût de fonctionnement annuel estimé : environ 80 000 €.