Envolée des vols de métaux

Paul Turenne

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Les déchetteries de l'agglomération sont également concernées par ces vols.
Les déchetteries de l'agglomération sont également concernées par ces vols. — Ville de Grenoble

Le phénomène n'est pas nouveau, mais prend une ampleur inédite ces derniers temps : dans tout le département, les déchetteries font face à une multiplication des vols de métaux. « Nous constatons des intrusions un peu partout en Isère et, jusque-là, surtout le week-end quand il y a moins de monde sur place, affirme le lieutenant-colonel Franck Gagniou de la gendarmerie nationale. Mais en fin de semaine dernière, quatre déchetteries ont été visitées. »
Raison de cette recrudescence : la flambée du cours des métaux sur le marché international. « Le cuivre recyclé s'établit de 4 800 à 5 700 € la tonne, le laiton à 2 800 €et le plomb à plus de 1 000 € pour les tuyaux ou les planches, précise un ferrailleur désireux de rester anonyme. Pas étonnant que cela attire les convoitises ! »

Manque à gagner
« On se sent totalement démunis, même les rondes de la police ne sont pas dissuasives, avoue découragée Nelly Chevannes, agent chargée du marché des déchetteries à Grenoble-Alpes Métropole (Métro). Ils récupèrent même les métaux présents dans les vieux équipements électroniques comme les bobines de cuivre des écrans cathodiques. » La Métro voit ainsi s'envoler une source de recettes non négligeable…

Parade anti-vols

Faute de pouvoir empêcher les intrusions, la Métro a équipé de couvercles fermés à clés les bacs de déchets d'équipements électroniques.