Début du procès en appel de Caroline Suard

— 

« L'affaire Caroline Suard » entre dans sa dernière ligne droite. Le procès en appel de la compagne du hockeyeur Damien Fleury, suspectée de maltraitance envers leur bébé de six mois, a en effet débuté hier à Stockholm. Condamnée en première instance à quatre ans de prison ferme, le 26 janvier, la jeune Iséroise est apparue très affaiblie lors de la première journée d'audience, consacrée aux explications des deux parties.

Violences involontaires
« La procédure pénale suédoise est particulière, soulignait hier Me Rémi-Pierre Drai, avocat du couple, à la sortie du tribunal. On a revisionné entièrement les témoignages du médecin légiste et de Caroline qui a raconté son histoire. » La défense compte « fournir des éléments nouveaux en appel. Nous allons expliquer ce qu'est la maladie de Basedow (hyperthyroïdie). Nous pensons en effet que Caroline a fait une crise avec son enfant dans les bras le 9 août. Ceci expliquerait la nature des symptômes de Timo, qui n'ont pu être causés uniquement par l'accident du lit. » Pour l'avocat français, la jeune femme est « responsable, et le reconnaît, mais n'est pas pénalement répréhensible de violences volontaires aggravées. Nous voulons donc les requalifier en violences involontaires et nous demanderons sa remise en liberté car elle a déjà été sanctionnée. » Verdict attendu autour du 4 avril.M.P.

Vice de forme ?

Selon Me Drai, le Parquet suédois a mené dès le début « une instruction à charge et faite à la va-vite. Lors de l'enquête, les policiers ont noté à la main les dépositions. Les procès-verbaux n'ont pas été traduits ni relus par Caroline Suard qui ne les a pas signés. En France, une telle procédure serait annulée pour vice de forme, en Suède je ne sais pas… »