Accès biométrique à la cantine

Benoit Pavan

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Voilà quatre ans déjà que la machine est accolée aux couteaux et aux fourchettes et remplace le traditionnel pointage manuel des élèves. Au collège Edouard-Vaillant de Saint-Martin-d'Hères, un système de biométrie régule à chaque service l'accès au réfectoire des 200 demi-pensionnaires. Cette solution qui consiste en une reconnaissance du contour de la main droite combinée avec la saisie d'un code personnel, a, malgré son prix, été retenue par la direction de l'époque. Celle-ci l'a préférée aux cartes à puce afin de permettre au personnel et aux élèves « d'accéder à la cantine en toute autonomie ».

Ni flicage, ni fichage
« La biométrie nous évite d'avoir à gérer des situations où l'élève a oublié son pass », explique Luce Fauray, intendante du collège. Autre avantage du système, validé par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) : celui de pouvoir alerter « plus rapidement qu'auparavant » les parents d'un demi-pensionnaire absent. « Cela fait partie de la vie scolaire », justifie Luce Fauray. Et si une autorisation parentale est réclamée chaque année aux élèves, aucun « fichage » n'est possible : « La machine ne relève pas les empreintes digitales et n'est pas reliée au système informatique du collège ».
Après avoir suscité le mécontentement d'une poignée de parents et d'enseignants lors de sa mise en place, le système est aujourd'hui adopté à 92 % au sein du collège. Seul établissement isérois à avoir fait le choix de la biométrie, selon le conseil général, Edouard-Vaillant attend toujours de se voir emboîter le pas. « Les autres chefs d'établissement restent encore très prudents sur cette affaire », constate André Colomb-Bouvard, vice-président chargé de l'éducation.