Une conférence pour anticiper les risques

Paul Turenne

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La centrale japonaise de Fukushima.
La centrale japonaise de Fukushima. — AP / SIPA

Alors que l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon, ne cesse de s'aggraver, tous les élus écologistes des différentes collectivités de Rhône-Alpes, sans exception, ont interpellé hier dans une lettre ouverte le préfet de région. Jean-François Carenco, Objectif : obtenir de ce dernier l'organisation d'une conférence régionale pour « communiquer les mesures sanitaires que vous allez prendre dans les jours qui viennent ».

Plus de transparence
Les signataires qui font allusion à l'arrivée dans la région des « premiers polluants radioactifs » en provenance du Japon, mettent en avant le réseau de mesure régional de la Criirad (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la radioactivité). « Nous voulons obtenir toute la transparence nécessaire vis-à-vis du risque d'augmentation de la radioactivité dans l'air lié à Fukushima, précise Eric Piolle, coprésident du groupe Europe-Ecologie les Verts au conseil régional. Mais aussi faire le point sur les plans de sûreté des centrales de Rhône-Alpes, région est la plus nucléarisée de France ».
Le préfet, qui ignorait hier soir l'existence de cette lettre ouverte a réagi vivement à son évocation : « Je me refuse à prendre de fausses mesures qui sont là pour affoler les gens », a-t-il affirmé, dénonçant une demande « politique et non sanitaire ». « Nous n'avons pas attendu Fukushima pour réagir», rétorque Eric Piolle rappelant que plus de 1 000 incidents ont été recensés en France en 2010.

Nombreux acteurs

Les signataires demandent que soient réunis tous les élus, les associations de parents d'élèves, de protection de l'environnement les acteurs de la filière nucléaire et la Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité (CRIIRAD).