L'alerte aux particules bien partie pour se prolonger

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L'alerte rouge toujours activée ce lundi sur l'ensemble de l'agglomération comme sur une bonne partie de la région ne semble pas près d'être levée par la préfecture. Dimanche soir, le niveau de particules fines dans l'air restait supérieur à 60 microgrammes par mètre cube, soit au-dessus du niveau d'alerte récemment abaissé à 50 µg/m3. « Il y a une inversion de températures, avec de l'air froid près du sol et de l'air chaud au-dessus, qui plaque la pollution, explique Jean-Marc Uhry, vice-président de la Métro en charge de l'environnement et président de l'Ascoparg, association de surveillance de la qualité de l'air de la région grenobloise.
Un phénomène accentué par la pollution extérieure à la France, selon Hervé Chanut responsable du service émissions à l'Ascoparg : « Nous récupérons des masses d'air très chargées en particules en provenance de Pologne et d'Allemagne. On peut espérer que la situation s'améliorera un peu à partir de lundi après-midi, du fait d'une orientation du vent au sud. »
Pour l'heure, les contraintes liées à l'alerte restent en vigueur avec diminution de la vitesse de 20 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée, si cette dernière est supérieure à 70 km/h. Gare donc aux contrôles radar, le mieux étant de limiter ses déplacements en voiture et l'utilisation de bois de chauffage peu performant, très polluant.P.T.

La région en lutte contre la pollution

Rhône-Alpes est la première région à avoir déclenché une procédure d'alerte à partir d'une concentration de 50 µg/m3 de particules, conformément aux exigences européennes. En 2010, ce seuil a été dépassé durant 34 journées. Or, pour 2011, ce chiffre s'élève déjà à 32 journées. Le record de 2007 avec 61 jours de dépassement pourrait bien être battu…