La bataille pour le pouvoir d'achat des salariés de Spie

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« 150 des 250 salariés » de la filiale échirolloise du groupe Spie, entreprise spécialisée dans la maintenance des réseaux industriels, se sont mis en grève ce lundi, selon les syndicats, qui avaient également déposé un préavis pour cette seule journée sur les sites de Pringy (Haute-Savoie), siège français de l'entreprise, et Aix-les-Milles (Bouches du Rhône).
Rassemblés sur le site en début de matinée, ils ont protesté contre le processus de versement aux employés de 2,1 % des bénéfices réalisés par l'entreprise. Selon les syndicats, l'entreprise a créé 185 millions d'euros de résultat net en 2010. « Nous sommes révoltés car le groupe Spie a décrété unilatéralement que l'augmentation des salaires pour l'année 2011 ne sera pas générale, mais sera versée individuellement à chaque salarié, à la tête du client, en fonction des résultats de chaque service », a détaillé Rémy Ferront, délégué syndical central CGT de Spie Sud-Est.
Les syndicats appuient également leurs revendications sur « la plus-value dix-sept fois supérieure à la mise de départ » que doit réaliser l'actionnaire de Spie, Pai Partners, avec la revente programmée de l'entreprise pour une somme oscillant « entre 1,8 et 3 milliards d'euros ». De son côté, la direction du groupe a consenti à « l'ouverture de discussions à la fin du mois et en juin », ont indiqué les syndicats.