Une semaine qui fait polémique

Paul Turenne

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Le maire de Grenoble  préconise le retour à la semaine de quatre jours et demi.
Le maire de Grenoble préconise le retour à la semaine de quatre jours et demi. — P.Turenne / Pleins Titres

Quatre jours ou quatre jours et demi ? Entre les partisans des week-ends de deux jours et les autres, rien ne va plus. L'Association nationale des maires des grandes villes de France (ANMGVF), présidée par Michel Destot, le maire PS de Grenoble, vient ainsi de demander au gouvernement de revenir à la semaine de quatre jours et demi. Paul Bron, adjoint à l'éducation à la ville de Grenoble, défend lui-même cette position « depuis 2008 au sein des réunions de parents d'élèves ». Comme l'ANMGVF, il estime que cette règle des quatre jours est « un rythme d'adulte choisi par des adultes et contraire au rythme des enfants. »

La montagne préfère des week-ends entiers de deux jours
Mais, alors que les maires des grandes villes comptent bien faire entendre ces arguments auprès du ministre de l'Education, leurs collègues des communes de montagne ont un avis tout autre : « Il est essentiel que l'enseignement continue d'avoir lieu du lundi au vendredi, a affirmé l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM), au lendemain de son audition dans le cadre de la conférence nationale sur les rythmes scolaires. Cela permet un repos hebdomadaire de deux jours et favorise la fréquentation des stations », assure Christine Laymard, directrice générale de l'ANMSM, dont les positions semblent toutefois bien isolées.

Le retour à la semaine de quatre jours et demi pourrait couter 500 000 € par an à la ville de Grenoble, dont le maire se tourne vers l'Etat pour en assumer la charge.