La célèbre compagnie de théâtre itinérant du Footsbarn se produira du 8 au 11 décembre .
La célèbre compagnie de théâtre itinérant du Footsbarn se produira du 8 au 11 décembre . — DR

Grenoble

mistral gagnant sous chapiteau

FESTIVAL La Fête du Caravansérail inaugure ce pôle d'arts nomades implanté au cœur du quartier

« Un Caravansérail est un lieu dans le désert où se retrouvent les caravanes de nomades », explique Aline Profit, chargée de diffusion et de production de la Fabrique des petites utopies. C'est dans cet esprit que la compagnie grenobloise a souhaité créer son Caravansérail, un pôle dédié aux arts nomades (théâtre, arts de rue, cirque…) en plein cœur du quartier Mistral. Le chapiteau, installé dans le parc Bachelard, serait ainsi mis à disposition des troupes itinérantes pour des résidences de création.
« L'idée a germé il y a quelques années quand on a travaillé à Mistral, raconte Aline Profit. On a eu un très bon contact avec les habitants et on a voulu continuer notre action dans ce quartier dit ‘‘sensible'On veut mettre en avant la dimension populaire du théâtre : les Grenoblois ne doivent pas aller qu'à la MC2. » En cas d'accord de la ville de Grenoble (le lieu est en préfiguration), le chapiteau serait remonté de mars à juin. En attendant, la Fabrique inaugure le Caravansérail, depuis mercredi et jusqu'au 11 décembre, avec un festival haut en couleurs.
Tête d'affiche, le Footsbarn Travelling Theatre, mythique compagnie itinérante.

Le Footsbarn, une vraie tour de Babel
Née en 1971 en Angleterre, la troupe entreprend en 1984 un tour du monde en roulotte, dans le plus pur esprit hippie. « Le voyage ne s'est jamais arrêté, rigole Fabien Granier, l'administrateur. Le Footsbarn est nomade depuis une vingtaine d'années. » Une vraie tour de Babel, où cohabitent une quinzaine de nationalités : Anglais, Français, Polonais, Indonésiens, Suédois, Kabyles… « Nos pratiques artistiques sont très diverses et évoluent au gré des rencontres. » Ainsi, le spectacle « Sorry », présenté à Grenoble, est « un mix de tout ce qu'il est possible de mélanger : théâtre, cirque, musique, arts de rue, comédiens, chevaux, chèvres… Le thème est la rencontre entre l'enterrement d'un compositeur classique et des noces tziganes : que va-t-il en découler ? » Pour connaître le fin mot de l'histoire, rendez-vous du 8 au 11 décembre sous le chapiteau du parc Bachelard.

programmation

vendredi 3 décembre, à 19 h 30 : Ali Djilali, « 75 % de familles nombreuses » (one-man-show). samedi 4, à 19 h 30 : La Cie Scalène, « Collection permanente » (danse contemporaine). dimanche 5, à 17 heures : Ali Djilali et Mohamed Boumegra, « Le sourire de la dent » (humour et conscience). Du mercredi 8 au samedi 11, à 19 h 30 : Footsbarn, « Sorry » (spectacle équestre et burlesque).