Coup de chaud à l'Arlequin

Paul Turenne

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Hier soir, aucun véhicule de police n'était visible à l'Arlequin, de nouveau calme.
Hier soir, aucun véhicule de police n'était visible à l'Arlequin, de nouveau calme. — P. Turenne/Pleins Titres

La Villeneuve a connu de nouveaux actes de violence ce week-end. Vendredi soir, vers 22 h 30, un pompier professionnel a été légèrement blessé par un coup de feu, alors qu'il éteignait un feu de voiture sur un parking au 170 galerie de l'Arlequin. En fin d'intervention, le jeune homme de 24 ans a entendu une détonation avant de ressentir une vive douleur au bras. Le biceps perforé par une balle, il a dû être hospitalisé jusqu'au lendemain au CHU. Une voiture de police escortant les secours a également été visée par ces tirs, deux impacts de balles ayant été relevés sur sa calandre et son capot.

« Un élément isolé »
« Cet événement n'a rien à voir avec ceux que nous avons connus cet été », a indiqué samedi matin Edouard Le Douaron, préfet de l'Isère, lors d'une conférence de presse. Même son de cloche pour Marc Tschiggfrey, son directeur de cabinet : « Ce qui s'est passé vendredi est un élément isolé », a-t-il affirmé, avant de préciser que les nuits prochaines feraient l'objet « d'une vigilance renforcée ». Des déclarations rassurantes qui n'ont pas empêché neuf véhicules de brûler hier matin, toujours au 170 galerie de l'Arlequin. Une première voiture incendiée volontairement vers 7 h, a ensuite mis le feu à huit autres véhicules, en raison du vent ­violent de ce dimanche. Les pompiers, ­accompagnés de plusieurs policiers, ont toutefois pu circonscrire l'incendie avant de quitter les lieux sans encombre. « Je ne pense pas que les pompiers soient particulièrement visés,  estimait un soldat du feu, hier après-midi. Mais certains jeunes n'apprécient pas que nous soyons accompagnés par la police. »