Quand Le septième art tutoie les cimes

Manuel Pavard

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Le Grand Capucin, sommet majeur des grimpeurs, fait l'objet d'un film présenté vendredi.
Le Grand Capucin, sommet majeur des grimpeurs, fait l'objet d'un film présenté vendredi. — Bertrand Delapierre

« C'est LE rendez-vous annuel des passionnés de montagne. » La phrase est d'Yves Exbrayat, directeur de la Maison de la montagne et grand manitou de ces12es Rencontres du cinéma de montagne qui se déroulent jusqu'à vendredi au Summum. Nulle vanité ici mais le constat de la réussite d'une manifestation unique, capable de drainer 3 000 personnes chaque soir. La recette d'un tel succès ? Un cocktail outdoor, mêlant films d'amateurs et de professionnels, sujets lointains ou locaux. « De l'alpinisme à la randonnée, de la glisse à la grimpe », précise Yves Exbrayat. Des documentaires sur des ascensions au Kenya ou au Pakistan côtoieront ainsi des reportages sur des jeunes partis s'initier à la haute montagne. Difficile dès lors de sortir du lot tel ou tel film. Yves Exbrayat s'essaye pourtant à l'exercice. « Nous sommes très fiers de la venue de Kilian Jornet mardi soir. Le catalan, l'un des plus grands skieurs alpinistes, viendra présenter Kilian's Quest, relatant son record du GR20, une mouture spécialement conçue pour les Rencontres. Autres temps forts, les présences d'Isabelle Autissier, qui retracera son périple en Antarctique, ou de Giovanni Quirici, qui a réussi pour la première fois la mythique voie suisse Yeah Man.

Sacrée ambiance !
A côté de ces rendez-vous prestigieux, on trouve des histoires plus locales comme celle de Saint-Hilaire-du-Touvet vue à travers le vol libre. Cette alchimie, c'est ça les Rencontres ! » Petite nouveauté, la disparition des soirées thématiques « qui nous permettra d'être plus souples. Aujourd'hui, les gens grimpent en ski, descendent en VTT, sautent en base-jump ! » Pas de quoi déconcerter Jean-Luc, habitué de la première heure, « le vrai plus, c'est qu'il y a une sacrée ambiance ! »