L'é.covoiturage sur la bonne voie

Benoit Pavan

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Testé par le conseil général de l'Isère depuis le 16 septembre entre Grenoble et le plateau du Vercors, l'é.covoiturage pourrait rapidement être expérimenté dans d'autres zones de l'agglomération. « Techniquement, le système fonctionne bien et son acceptabilité est en marche auprès des utilisateurs », se félicite, en effet, Didier Rambaud, en charge des transports.
Pour l'heure, ce système d'autopartage en temps réel permettrait en moyenne à une vingtaine de trajets d'être réalisés au quotidien à partir de 76 points relais. Au total « 70 à 90 offres de voyage par jour » auraient été comptabilisées, contre « une trentaine de demandes ».
Deux points noirs, toutefois : la faible couverture réseau de certaines zones reculées et le prix encore élevé des smartphones, qui pourrait à terme représenter un frein à la généralisation du système dans l'ensemble du département. Les premiers résultats officiels seront révélés à l'issue de l'expérimentation, prévue le 26 novembre prochain.

Du « phone'stop »

Un passager non véhiculé transmet par SMS les coordonnées GPS du point relais où il se trouve, aux conducteurs connectés via leur smartphone à une application. Celui qui accepte sa demande de covoiturage s'engage à se rendre au lieu de rencontre et à le déposer au point d'arrivée convenu afin de partager les frais du trajet.