les syndicats durcissent le ton

Benoît Pavan

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Un ultime round d'observation avant d'initier les grandes manœuvres contre un gouvernement accusé de « passer en force ». Une majorité de responsables syndicaux isérois s'est entendue hier sur la nécessité de donner une suite plus radicale à la manifestation contre la réforme des retraites qui a rassemblé entre 14 000 (selon la police) et 72 000 personnes (selon les organisateurs) dans les rues de Grenoble. « C'est notre dernier recours si l'on veut apporter du poids à nos revendications », a expliqué Patrick Gaxotte, secrétaire général de l'Unsa 38.

Epreuve de force
Reçus en début de matinée à la préfecture, les représentants de l'intersyndicale ont tous appelé à une nouvelle journée de mobilisation samedi 16 octobre et à une grève reconductible dans la plupart des secteurs ces prochains jours. Ils se réuniront d'ailleurs le 14 octobre pour définir la future ligne directrice du mouvement. « Le gouvernement mène son train mais la mobilisation va crescendo. C'est une épreuve de forces qui s'engage », a estimé Patrick Brochier, secrétaire général de l'UD CGT. Pour durcir le ton, les syndicats comptent sur la mobilisation tant redoutée par l'Elysée des étudiants et des lycéens, mais aussi sur celle des ouvriers de la métallurgie, secteur historiquement habitué aux rapports de forces.

Les lycéens mobilisés

« 700 à 1 000 » lycéens de l'agglo ont garni le cortège des manifestants, selon les syndicats, qui ont aussi dénombré « entre 300 et 400 étudiants ».