Les contrôleurs caillassés

Paul Turenne

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Hier, la circulation des trams étaient quasi-nulle sur les quatre lignes.
Hier, la circulation des trams étaient quasi-nulle sur les quatre lignes. — P.Turenne / Pleins Titres

Retour à la normale ce matin sur l'ensemble du réseau de transports en commun grenoblois. Hier, les usagers ont, en effet, eu une mauvaise surprise avec l'arrêt quasi total des tramways et bus dans l'agglomération. « Je suis allée à mon travail en bus, comme d'habitude, mais j'ai dû revenir à pied », soupire Sylvie, essoufflée. En cause : l'agression, mercredi soir vers 23 h 30, d'une dizaine de contrôleurs et le caillassage d'un tram à deux reprises par des jeunes dans le quartier de La Villeneuve. Inacceptable pour les agents de la Semitag qui ont décidé d'exercer leur droit de retrait.

Moyens insuffisants
Principale revendication : une augmentation des moyens de sécurité. « Les trams Citadis font 44 m de long et ont 7 portes. Or les contrôleurs tournent à 10 en journée sur l'ensemble de l'agglomération, ce qui est très insuffisant pour pouvoir s'acquitter de leur mission sans danger et avec efficacité », affirme Cédric Moreau, délégué syndical CGT à la Semitag. Et celui-ci de réclamer une augmentation des effectifs de policiers affectés aux transports. Du côté de la direction, on calme le jeu. « Après le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail extraordinaire d'hier matin, nous avons décidé d'un commun accord que plus aucun contrôle de nuit n'aurait lieu sans la présence des services de police, explique Sébastien Nolle, responsable communication à la Sémitag. Par ailleurs, la présence policière sera renforcée sur les secteurs sensibles de la ligne A. » Cette question de la sécurité pourrait bien refaire surface lors de la grève contre le projet de réforme des retraites, prévue mardi prochain.