La tête chercheuse des Alpes

Manuel Pavard

— 

Alain Fuchs, président du CNRS, a rencontré hier à Grenoble les directeurs de laboratoires de la délégation Alpes du CNRS, les présidents d'université et les différents partenaires scientifiques et politiques institutionnels. Objectif : réfléchir aux mouvements en cours dans l'enseignement supérieur et la recherche et étudier les appels d'offres générés par le grand emprunt.

10 000 chercheurs du monde entier
Le choix de Grenoble n'obéit pas au hasard. Avec 2 150 employés, la ville concentre en effet près de 6 % des effectifs du CNRS. Surtout, elle est à la pointe de la recherche scientifique et technologique : physique des particules, biologie, ingénierie, énergies… Autant de domaines assurant la réputation internationale de Grenoble, comme l'attestent les « 10 000 chercheurs du monde entier qui viennent chaque année travailler sur les grands instruments » de la presqu'île scientifique : le Synchrotron européen, le Laboratoire européen de biologie moléculaire et l'Institut neutronique Laue-Langevin. Selon Alain Fuchs, « Grenoble a d'ailleurs toujours articulé recherche fondamentale et application concrète ». Parfait exemple, le Cristal du CNRS, récompense attribuée mardi à l'ingénieure grenobloise Catherine Pequegnat-Lecomte pour la création d'une base de données sismologiques. Ses travaux serviront peut-être bientôt à mieux anticiper les séismes. Le développement de la recherche passera en tout cas par une alliance avec les universités. Pour cela, le CNRS met en place des directeurs scientifiques référents sur chaque site. À Grenoble, l'organisme vient de nommer Michel Spiro, président du conseil du CERN.