la fête du cinéma à la peine

françois Carrel

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Hier en fin d'après-midi, rue Saint-Jacques, ce n'était pas la ruée vers le septième art.
Hier en fin d'après-midi, rue Saint-Jacques, ce n'était pas la ruée vers le septième art. — f. Carrel / pleins titres

La Fête du cinéma, annuelle et nationale, est de retour depuis samedi. Elle durera toute une semaine, comme c'est le cas depuis l'an dernier, et non plus trois jours seulement. Son principe est simple : seule la première séance est à plein tarif, les suivantes sont à 3 € (sauf pour les films en 3D, qui restent surtaxés). Hier après-midi, pourtant, le constat était le même à toutes les caisses des cinés du centre-ville, du Club au Pathé Chavant : « C'est calme… très calme. On dirait que les gens sont partis en vacances ! »

Le ciné battu par le soleil et le foot
Aux 6 Rex, rue Saint-Jacques, Damien Regeffe, contrôleur, avance plusieurs facteurs : « Il fait très beau, d'un seul coup, les Grenoblois ont donc surtout envie de profiter du soleil… La Coupe du monde joue sans doute aussi. » L'an dernier, la fête avait mieux commencé, estime-t-il : « On a changé d'époque. Cette fête est une bonne initiative, mais les gens vont de moins en moins au cinéma. C'est un budget conséquent, en particulier pour une famille, et puis il y a les télés de 130 cm, avec une offre tellement large de films sur Internet… »
Johann et Priscilla ont opté, eux, pour Kiss and Kill. « Ce n'est pas la fête qui nous a décidés à venir, mais c'est positif : nous allons sûrement revenir une fois cette semaine. Trois euros, c'est bien ; les places à 10 € pèsent réellement sur notre budget mensuel… »

26e édition

La Fête du cinéma, créée en 1985, a attiré en tout près de 70 millions de spectateurs. L'année dernière, la manifestation a enregistré un record de 4 600 000 entrées.