Deux festivals pour les fondus grenoblois du court métrage

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Les Grenoblois amateurs d'images seront gâtés ce week-end. Ce soir, l'association Narkolepsy présente son Short Film Festival, septième du nom, en plein air, devant le Musée de Grenoble. Une trentaine de films courts internationaux seront proposés. La plupart sont inédits et tous, qu'ils viennent de l'animation, de la pub ou d'une création artistique plus classique, comme le cinéma expérimental, se situent dans le champ de l'image numérique. « Leur point commun est qu'ils sont tous innovants, par les processus de production ou de traitement de l'image, précise Mathias Perrette, programmateur. Mais on cherche aussi les idées nouvelles sur la construction scénaristique, c'est-à-dire autre chose que de la performance visuelle ! »
La soirée débutera par un pique-nique musical dès 18 h, bar et restauration disponible sur place, pour s'installer face à l'écran. L'association Narkolepsy, spécialisée dans les formes innovantes de projection, a aussi prévu un palmarès : sur les murs du musée seront projetés en temps réel les votes du public par SMS pour ses films préférés. En fin de cette soirée décoiffante, trois prix du public seront décernés.

Samedi, un avant-goût du Festival
du film court de Grenoble
Demain soir, c'est à un tout autre style de projection qu'il faut s'attendre de la part de la Cinémathèque. En pré-­ouverture de son très attendu 33e Festival du film court en plein air de Grenoble, événement national qui se tiendra du 6 au 10 juillet, elle propose cinq courts métrages de 11 à 24 minutes. Il s'agit bien plus ici de cinéma, au sens traditionnel du terme : « Tous les films que nous présentons sont sur pellicule 35 mm, rappelle Guillaume Poulet, directeur de la Cinématèque, et pour cette pré-ouverture, nous avons choisi cinq œuvres primées lors de précédentes éditions. » La crème, donc, du ciné version courte, avec en bonus la présence de trois des réalisateurs…