La «crise de novembre» s'exporte à Grenoble

Manuel Pavard

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Le but de Flo Michel n'a pas suffi.
Le but de Flo Michel n'a pas suffi. — Alain Thiriet

On connaissait la fameuse crise de novembre du PSG, devenue un quasi-marronnier pour la presse sportive. Remisée aux oubliettes par les hommes de Laurent Blanc, cette année, celle-ci s'applique aujourd'hui au GF38. Le bilan automnal grenoblois – englobant les chiffres d'octobre et novembre – est en effet éloquent : deux nuls et deux défaites en quatre journées. Battu à Béziers (2-1) samedi, le GF, désormais 7e, ne s'est ainsi plus imposé en championnat depuis le 14 septembre et un succès 1-0 à Marignane. Pour un candidat à la montée, ça fait désordre !

«Trop inconstants»


«On a touché le fond», estime Aissa Yahia-Bey, très remonté. «Pourtant, on a essayé de faire des efforts mais quand on a la possession du ballon, on ne sait pas quoi faire avec. On manque cruellement de mouvements. On ne s'est pas comporté comme une équipe candidate à la montée.» Un discours en phase avec celui d'Olivier Saragaglia. «Les matchs à l'extérieur se suivent et se ressemblent, déplore le coach isérois. Chacun doit se remette en question. Nous sommes bientôt mi-novembre et je ne peux pas dire que j'ai trouvé l'équipe type. Les joueurs sont beaucoup trop inconstants, d'un week-end à l'autre. A la fin de la saison, on peut tous se retrouver à Pôle Emploi si les objectifs ne sont pas atteints !» Alors que se profile un déplacement à Foix, ce dimanche, en Coupe de France, puis un derby capital face à Valence, Yahia-Bey «tire la sonnette d'alarme. C'est dans ces moments-là que l'on voit les vrais compétiteurs.»

■ Le GF38 distancé

Le GF38 rétrograde à la 7e place. Si le retard sur le leader Monaco a peu d'importance, Grenoble est à 6 et 4 points de Cannes et Martigues (tous deux un match en plus), et 4 de Consolat, qui n'a pu jouer à Pau.