Un polar qui fait la part belle au mysticisme

Souhir Bousbih

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Sandy Reg est passionnée d'écriture.
Sandy Reg est passionnée d'écriture. — Sandy Reg

Il y a encore un an, Sandrine Regazzoni, alias Sandy Reg, peignait tranquillement dans son atelier comme elle le fait depuis vingt ans. Mais, après une sorte de «crise existentielle», elle décide de retourner à sa passion première, l'écriture, et publie son premier roman, 7 ou la perfection du mal*. «J'ai toujours eu ça en moi. Enfant, j'écrivais déjà des petits romans inspirés de mon quotidien. Seulement, après des études de philosophie et d'arts plastiques, j'ai choisi de me consacrer à des occupations plus terre à terre», explique la Grenobloise de 42 ans.

Il se dévore d'une traite


Un mariage et deux enfants plus tard, Sandy ressent à nouveau le besoin de poser des mots sur le papier après le décès d'un proche : «Ça m'a fait du bien. C'était comme une sorte d'analyse». Et à la lecture de ce polar bien ficelé, il faut croire qu'elle a bien fait. Le livre, facile à lire, se dévore d'une traite. L'intrigue se déroule quelque part en Provence. Des êtres que rien ne lie en apparence vont se trouver mêlés à une sordide histoire, celle d'un meurtrier en série qui laisse sur le corps de ses victimes un message biblique. Ensemble, ils vont devoir reconstituer ce puzzle macabre et décrypter des messages mystiques. Pourquoi cette dimension religieuse ? «J'ai été inspirée par les sermons de Saint-Augustin. Il y a dans la religion quelque chose d'impalpable et de mystérieux, qu'on ne peut pas expliquer. Et j'aime particulièrement ça, les situations alambiquées.»

■ Intrigue iséroise

Son premier livre est à peine sur les rayons des librairies que Sandy Reg planche déjà sur le second. Un indice : l'intrigue se déroulera cette fois-ci en Isère : «J'adore les montagnes, c'est mon patrimoine.»