Un Grenoblois au sommet

Souhir Bousbih

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Les quatre amis, tout sourire, après avoir atteint le sommet en trois jours.
Les quatre amis, tout sourire, après avoir atteint le sommet en trois jours. — PAMALADE

C'est ce qu'on appelle un exploit. Le 23 octobre dernier, au terme d'une expédition riche en rebondissements, quatre alpinistes français, dont un Grenoblois, Mathieu Detrie, ont atteint le sommet du Gaurishankar au Népal. Avant eux, seules deux personnes avaient relevé le défi en 1979. Mais le groupe a fait mieux que gravir les 7 134 m du colosse rocheux : ils ont ouvert une nouvelle voie sur la face sud. De quoi faciliter le passage des prochains explorateurs.

«On a failli abandonner»


La partie n'était pourtant pas gagnée d'avance. «Les conditions climatiques étaient mauvaises. Le rocher sur la paroi étant très cassant, il a fallu attendre que la glace se forme dessus pour pouvoir grimper. Dans le même temps, la neige augmentait les risques d'avalanches», explique Mathieu Detrie. Tant et si bien qu'après 25 jours à attendre le beau temps, les quatre amis ont failli plier bagage : «On n'y croyait plus, d'autant qu'on avait jusqu'au 24 octobre pour lever le camp. Trois jours avant, le temps s'est dégagé et on a pu se lancer à 2 h du matin.» Une fois au sommet, ils ont savouré : «On était émus. On est resté une heure à contempler le paysage autour de nous», déclare Pierre Labre, autre membre du quatuor de choc.

■ Un film se prépare

Les comparses ont filmé leur aventure et vont en faire profiter le public. La diffusion est prévue cet hiver. Un premier teaser sera dévoilé aux Rencontres du cinéma de montagne de Grenoble.