Une opération depropreté macabre

Souhir Bousbih

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Le courant a pu emporter le corps.
Le courant a pu emporter le corps. — M.Pavard/Pleins Titres/20 Minutes

Les dizaines de bénévoles qui participaient samedi matin à la deuxième édition de l'opération de nettoyage des berges de l'Isère et du Drac ont eu une bien mauvaise surprise. Réunis à l'initiative de L'AAPPMA (association agrée de pêche et de protection du milieu aquatique) de Grenoble, ils avaient pour mission de ramasser des détritus. Seulement, c'est avec un corps flottant sur l'eau que plusieurs d'entre eux sont tombés nez à nez alors qu'ils étaient en canoë, en amont du barrage EDF de St Egrève.

La piste du tueur écartée


Immédiatement alertés, les gendarmes sont intervenus avec les pompiers pour repêcher le corps. Pour le moment, peu d'éléments ont filtré sur l'identité de la victime. Il s'agirait d'un homme, d'un âge moyen, mais le corps est toujours encore en cours d'identification. Seule certitude : le corps ne porte pas de traces de violences, ce qui écarte la piste criminelle. On aurait pu imaginer un instant que ça pouvait être le tueur de la Saône, soupçonné au début de l'enquête de s'être jeté dans le fleuve, mais le lieutenant de la gendarmerie de Meylan le confirme : «Ce n'est pas notre homme».