Mauvais trip pour la trance

Souhir Bousbih

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Le festival a vendu 1 500 billets en moins qu'en 2012.
Le festival a vendu 1 500 billets en moins qu'en 2012. — Tris / Hadra / Archives

Après Rocktambule la semaine dernière, le festival de musique électronique psychédélique Hadra Trance annonce à son tour de sérieuses difficultés économiques. La situation est «catastrophique» pour ses dirigeants qui en appellent aujourd'hui au don pour sauver non seulement le festival, mais aussi l'association du même nom qui l'organise : «Il nous manque 150 000 € pour rééquilibrer les comptes. Si nos prestataires ne nous accordent pas un délai supplémentaire, Hadra devra mettre la clé sous la portes en janvier», explique Benoit Allirol, son président.

Des artistes privés de label


Comment en est-on arrivé là ? «La préfecture a augmenté le cahier des charges en 2013 et ça nous a coûté 120 000 €. Elle a aussi exigé que tous les mineurs viennent accompagnés de leurs tuteurs légaux. Conséquence : nous avons perdu 800 à 1 000 adolescents», poursuit le directeur. Avec, en plus, une météo défavorable, le festival a vendu 1 500 billets en moins qu'en 2012. Pour un événement qui ne reçoit que 3 % de subventions publiques, la coupe est pleine : «Hadra, c'est un festival mais aussi un label qui produit depuis 12 ans des artistes et les accompagne. Et tout ça pourrait prendre fin très vite» s'inquiète Benoît Allirol.

■ Un appel au secours

En plus des particuliers, Hadra s'est tournée vers les collectivités : «Elles vont débloquer des aides mais ce n'est pas suffisant», déclare Driss Bouayad, cofondateur d'Hadra qui rencontrera le 17 octobre la ville et la région.