Kirili offre sa « Résistance »

Souhir Bousbi

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Les sculptures ont été exposées au musée de l'Orangerie à Paris en 2007.
Les sculptures ont été exposées au musée de l'Orangerie à Paris en 2007. — S. Bousbih / 20 Minutes / Pleinstitres

Les liens qui unissent la ville de Grenoble à Alain Kirili ne datent pas d'hier. En 1999, la ville consacrait déjà une rétrospective à celui qui est considéré comme l'un des plus grands sculpteurs contemporains. Et c'est pour consolider ces liens qu'il lègue aujourd'hui une de ses œuvres majeures, Résistance au Musée de Grenoble. Mais pas seulement.

Une ville symbolique


Composée de 44 éléments en béton, l'œuvre fait référence aux Nymphéas du peintre impressionniste Claude Monnet. Un choix qu'explique Alain Kirili : «J'admire Monnet, qui était un résistant. La résistance est un moment précis de notre histoire et de tous les temps, auquel a participé la ville de Grenoble. L'installation de cette sculpture ici est un acte politique, de mémoire. Des hommes ont été fusillés ici, il est bon de le rappeler.» Précédemment, en 2011, l'artiste avait réalisé au Parc Mistral une production composée de sept éléments en pierre qu'il avait baptisée… Résistance aussi. Pourquoi donner le même nom à deux œuvres différents ? «Elles s'inscrivent toutes les deux dans le même esprit», précise l'artiste, et de poursuivre : «La dynamique de Grenoble correspond à la modernité des deux».

■ Bientôt déplacées

Les sculptures de «Résistance» vont faire du chemin. Elles seront déménagées à la Presqu'île à la fin des travaux, en 2014. Alain Kirili s'est dit «heureux de participer à ce projet d'innovation».