Destot passe le témoin à Safar

Manuel Pavard

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La nouvelle a commencé à filtrer vendredi matin, confirmant la rumeur qui enflait depuis quelques jours. Michel Destot l'a finalement officialisée dans l'après-midi, avant de l'annoncer aux militants socialistes en début de soirée. Maire de Grenoble depuis 1995, il ne briguera pas un quatrième mandat aux municipales de 2014 et soutiendra la candidature de son premier adjoint Jérôme Safar.

Cumul des mandats


«C'est une réflexion qui a mûri et qui était dans nos esprits, explique Michel Destot. Je souhaite passer le témoin à Jérôme Safar car il en les qualités, la volonté et la détermination, mais aussi car il est en mesure de poursuivre notre politique. J'estime que les conditions sont aujourd'hui remplies pour laisser la place à une équipe renouvelée.» L'actuel maire de Grenoble évacue toute considération personnelle : «Je ne le fais pas pour des raisons négatives, je suis encore en pleine forme intellectuelle et physique et je ne suis pas en délicatesse avec l'opinion publique.» Sans doute rasséréné par les derniers sondages – favorables au candidat socialiste, quel qu'il soit – ainsi que par les difficultés de l'opposition UMP, Michel Destot, avec sa double casquette de député-maire, devait également prendre en compte la question du cumul des mandats.

Ce départ lui laisse ainsi le champ libre pour de nouvelles responsabilités, peut-être à la Métro ou à l'échelon gouvernemental. «Je me tiens disponible pour d'autres missions, au niveau national ou international», précise-t-il. «Fier d'avoir réussi la requalification des quartiers sud et d'avoir placé Grenoble dans le top 5 des villes innovantes», Michel Destot va maintenant «soutenir à fond Jérôme Safar».

■ Un seul candidat pour le moment

Jérôme Safar devait déposer sa candidature au PS avant ce lundi. Le 1er tour du scrutin interne aura lieu le 10 octobre, le 2e tour – improbable puisque le 1er adjoint est à l'heure actuelle le seul candidat – étant prévu le 17 octobre. Jérôme Safar, qui met en avant ses «vingt années dans l'action publique locale» et les «conditions limpides de la transmission», assure qu'il « s'appuiera sur le bilan de Michel Destot depuis 18 ans».