Cauchemar aux Caraïbes

Manuel Pavard

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Pascal Fauret (à gauche) et l'Isérois Bruno Odos, originaire d'Autrans.
Pascal Fauret (à gauche) et l'Isérois Bruno Odos, originaire d'Autrans. — retour-pascal-bruno.com

Depuis le 4 avril, les deux pilotes croupissent dans une prison dominicaine. Bruno Odos et Pascal Fauret, originaires respectivement d'Autrans et du Rhône, ont été arrêtés le 30 mars sur l'aéroport de Punta Cana, en compagnie de 31 autres personnes, après la découverte de 700 kg de cocaïne dans leur avion, en partance pour la France. «Une audience décisive était prévue le 15 septembre, mais elle n'a pas encore eu lieu et on n'a pas de date», précise Me Eric Le François, l'un de leurs défenseurs.

«Pas responsables»


L'avocat reprend l'argumentaire du Syndicat national des pilotes de ligne, qui soutient les deux hommes : «C'est un vol public et selon les conventions internationales, les pilotes n'ont pas vocation à contrôler les bagages transportés par les passagers. Dans un aéroport sous douanes, on présume que cela a déjà été fait.» Depuis six mois, les familles, qui ont pu voir les deux pilotes cet été, oscillent entre espoir et désespoir. «C'est très long, souligne Me Le François. Leurs conditions de détention se sont améliorées mais elles restent difficiles, à plusieurs dans de petites cellules. Ce sont des gens assez forts, car tout le monde n'aurait pas tenu.» Pour lui, un seul objectif : «Les faire revenir le plus vite possible !»

■ Mises en examen

Le responsable de la société de location qui avait affrété un avion et un pilote indépendant viennent d'être mis en examen et écroués. Des militaires, policiers, douaniers dominicains sont détenus là-bas.