Les primaires ouvertes entre les mains de Copé

Manuel Pavard

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Jean-François Copé devra trancher.
Jean-François Copé devra trancher. — A. Gelebart / 20 minutes

Le feuilleton des primaires ouvertes de la droite continue. Un peu plus d'une semaine après la décision de Jean-Claude Peyrin, président de l'UMP 38, de suspendre le processus, l'avis du Conseil des primaires s'annonçait décisif, le principal obstacle invoqué – la mise à disposition de salles par la municipalité Destot – ayant été levé. Réunis vendredi, les Sages du parti ont pourtant choisi de ne pas trancher. Ceux-ci ont ainsi « recommandé à Jean-Claude Peyrin, soit de poursuivre les primaires en l'état avec les risques comportés pour la sincérité du scrutin, soit de renvoyer le dossier au siège national à Paris».

«Feuilleton grotesque»


Le président de l'UMP 38 a finalement opté pour la deuxième proposition : « Je transmets au siège de l'UMP le dossier, afin que le président Jean-François Copé statue sur la suite à donner au processus». Ce nouveau coup de théâtre a été diversement reçu par les candidats potentiels ou déclarés. Si Benjamin Piton affirme qu'il « se rangera derrière l'avis de Jean-François Copé», Alain Carignon «ne commente pas ces décisions et n'intervient plus dans le débat». L'ancien maire de Grenoble, considéré comme le favori de Paris par certains observateurs, a confimé ses propos tenus jeudi dernier : «Je ne participe pas à une course des perdants.» Matthieu Chamussy maintient quant à lui son cap : «Les électeurs attendent ces primaires et elles doivent se tenir. Les Grenoblois voient très clairement ce qu'il se passe et beaucoup de gens commencent à trouver ce feuilleton grotesque.»

■ Et maintenant ?

Jean-François Copé a maintenant deux possibilités : décider de maintenir les primaires, prévues les 6 et 13 octobre, ou confier le choix du candidat à la commission nationale d'investiture.