Les urgentistes patientent

Manuel Pavard

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Satisfaits par les postes, les urgentistes dénoncent le manque de lits d'aval.
Satisfaits par les postes, les urgentistes dénoncent le manque de lits d'aval. — M. Pavard / Pleins Titres / 20 Minutes

En février dernier, leur mouvement avait fait la Une des médias. Mécontents des conditions d'accueil des patients, 23 médecins urgentistes du CHU de Grenoble menaçaient de démissionner. Si un accord a finalement pu être trouvé fin février, sept mois après, le tableau n'est toujours pas idyllique.

«Inquiets pour l'hiver»


«On demandait huit postes et on a obtenu la création de trois postes en plus des quatre personnes déjà prévues, précise le Dr Perrine Dumanoir. Il y a eu un effort de recrutement mais la priorité était d'avoir plus de lits d'aval, pour répartir les patients vers l'extérieur ou d'autres services. Les gens restent longtemps sur les brancards et sur ce point, on a vu peu de concret, malgré la mise en place de groupes de travail.» Idem pour la cellule de placement, «promise depuis six mois» mais qui «n'avance pas». Si l'été est une période plutôt calme, les urgentistes se disent «inquiets pour l'hiver», malgré de «bonnes discussions avec la direction». «On a le financement pour faire avancer les choses mais c'est très difficile de recruter», reconnaît le Dr Dumanoir, qui ne se plaint pas du rythme de travail, que «l'on connaissait avant de rentrer ici». La direction n'était pas joignable ce lundi.

■ Dans le top 10

Le CHU de Grenoble figure à la 10e place du classement des 50 meilleurs hôpitaux publics français, établi par Le Point le 22 août. L'établissement gagne deux places par rapport à 2012.