Une plateforme Web pour moucher l'ambroisie

Florence Roux

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Belle plante, mais mauvaise herbe.
Belle plante, mais mauvaise herbe. — © Air Rhône-Alpes

Cette semaine, Grenoble est «dans le jaune», donc en «zone de risque moyen, mais réel» pour les allergiques à l'ambroisie. C'est ce qu'indique la carte de prévision hebdomadaire de la plateforme dédiée que vient de créer l'observatoire Air Rhône-Alpes, en lien avec le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) : ambroisie.air-rhonealpes.fr.

De la rhinite à l'asthme


«Avec 51 grains de pollen par mètre cube, le niveau de présence est assez sérieux sur le bassin pour toucher les personnes sensibles», note Marie-Agnès Chapgier, de l'Agence régionale de santé (ARS). Entre 6 et 11 % des habitants de Rhône-Alpes sont allergiques à l'ambroisie, avec des symptômes allant de la simple rhinite à l'asthme sévère. Selon l'ARS, la pathologie a coûté entre 11 et 16 millions d'euros au système de santé en 2012. «Son effet reste raisonnable à Grenoble, tempère Michel Thibaudon, directeur du RNSA. Mais, du coup, les patients et médecins y pensent moins. Elle est donc moins diagnostiquée.»

Le nouveau site (aussi sur tablettes et smartphones) sensibilise et informe les patients avant les symptômes. «Ils peuvent ainsi adapter leur traitement ou limiter l'exposition, explique Camille Rieux, responsable de la plateforme. L'an prochain, ils pourront aussi apprendre à reconnaître et arracher les plants avant l'été. Contrairement à des zones très touchées, comme la vallée du Rhône, Grenoble est une zone de front, où il est encore possible de bien lutter contre l'ambroisie.» Avant l'invasion.

■ Terrains vagues

Les plants d'ambroisie s'installent surtout le long des autoroutes, dans les champs de tournesols, les terrains vagues. Pour lutter, il faut combiner arrrachage et végétalisation des chantiers.