Malgré leurs noms, ces villes ne tirent pas la tronche

Laura Howlett

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Les Tronchois sont plus de 6 400.
Les Tronchois sont plus de 6 400. — Laura Howlett/Pleins Titres/20 Minutes

«Seyssins se situe entre La Tronche et Chatte», «6 km séparent Puteville de Susville, ça fait long en trottoirs»...Quand il s'agit de tourner en dérision les noms de leurs communes, les Isérois ne manquent pas de jeux de mots. Alors que le 11e rassemblement des villes aux noms burlesques a lieu ce vendredi, 20 Minutes a interrogé les Chattois, Tronchois et autres habitants de villes iséroises aux drôles de dénominations.

A chaque nom son histoire


Certains en rient, comme le maire de Susville, Alain Brun : «Nous prononçons souvent le deuxième ''s'' du nom, normalement silencieux, par crainte des erreurs d'orthographes, pas des jeux de mots.» Anne, originaire de La Tronche, y est habituée : «Quand je dis aux gens que je suis née à La Tronche, certains plaisantent en me répondant ''pas étonnant''. Je prends cela avec humour.» D'autres, comme la mairie de Chatte, n'apprécient pas toujours les plaisanteries. En septembre dernier, la commune s'est fait dérober un panneau d'entrée de ville par un auditeur de Fun Radio et la blague a fait le tour de la toile. Agacée, la mairie a obtenu réparation auprès de la radio, qui s'est engagée à y organiser un concert gratuit. Quant à l'origine de ces noms insolites, chacun y va de son explication. «Susville vient sans doute de ''sous-ville''», affirme Alain Brun.Le nom Chatte viendrait, lui, de «Casta» pour château, devenu «Chaste» puis «Chatte» au cours des siècles. Et La Tronche ? «Ça vient de tronc d'arbre», nous explique un membre de la mairie.

■ Drôle d'événement

L'Association des communes de France aux noms burlesques et chantants organise son 11e rassemblement ce week-end à Vinsobres, pour valoriser leur patrimoine et produits du terroir.