« Je vais réviser jusqu'à l'entrée dans la salle »

Laura Howlett

— 

Plus de 16 200 garçons sont candidats dans l'académie.
Plus de 16 200 garçons sont candidats dans l'académie. — C. Féminier / Pleins Titres / Archives

Le grand jour est arrivé pour les 31 764 candidats de l'académie de Grenoble : les épreuves du baccalauréat commencent ce lundi, avec l'incontournable examen de philosophie.

« Je préfère me détendre »


Pour la première fois dans l'académie, il y aura plus de garçons que de filles devant leurs copies (51 % des candidats présents), grâce au nombre exceptionnellement élevé de candidats masculins au bac professionnel. Jusque-là, les filles réussissent statistiquement mieux, avec un taux de succès au bac de 91 % contre 86, 6 % pour les garçons.  Dimanche, au dernier jour de révision, chaque élève y allait de sa méthode personnelle pour aborder l'épreuve sans stress. «C'est vrai que les filles sont mieux organisées, admet Louis-Marie, en terminale ES au lycée Itec-Boisfleury. Des amies travaillent davantage que moi. La veille du bac, je préfère me détendre.» Technique différente pour Adrien, en terminale S au lycée Pierre Termier : «Je suis un planning de révisions et je travaille jusqu'au dernier jour, explique-t-il. Je connais autant de filles que de garçons qui pourraient rater le bac.» Du côté des filles, l'ambiance paraît aussi studieuse, surtout pour Julia, du lycée Champollion, qui «révisera jusqu'à l'entrée dans la salle d'examen le matin». Et la philo alors, matière de filles ou de garçons ? «Une épreuve redoutée par tous car les sujets sont aléatoires», selon Louis-Marie. «Une des meilleures matières», au contraire, pour Adrien. Décidément, difficile d'établir des pronostics.

■ Le bac en chiffres

En 2012, Grenoble avait le 2e meilleur taux de réussite au bac général des 30 académies de France (93, 6 %). Cette année, sur les 31 764 candidats, le plus jeune a 15 ans et le plus âgé 60 ans.