Viol et torture sur une fillette

Manuel Pavard

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Le procès s'achèvera vendredi.
Le procès s'achèvera vendredi. — DR

C'est une affaire sordide que jugent les Assises de l'Isère depuis ce mercredi. Un Isérois de 29 ans comparaît pour viol commis avec actes de torture et de barbarie sur la fille de sa compagne, alors âgée de 4 ans. La mère, 29 ans, est accusée de complicité et violences volontaires.

L'accusé nie le viol


Les faits remontent au 2 février 2010. Le couple vit en concubinage depuis Noël dans une commune nord-iséroise, avec la fillette. L'expert psychiatre décrit une mère «débordée par sa fille», que l'accusé dépeint comme «insolente et colérique». Que s'est-il passé ce jour-là ? Le prévenu parle de «punitions et sanctions – fessées, claques sur les cuisses, coups» et évoque «un accident». «Mon client est absolument désolé, assure Me Saint-Pierre, son avocat. Lui et sa compagne se sont bien livrés à des violences mais il conteste totalement le viol.» La cour a écouté l'accusé narrer son enfance chaotique, ballottée entre Israël et la France et marquée par l'assassinat de son père. «Ce ne sont pas des fées qui se sont penchées sur son berceau mais des sorcières», estime le psychiatre. Tous deux risquent la prison à perpétuité.