Matthieu Chamussy crée la polémique malgré lui

Manuel Pavard

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Matthieu Chamussy, candidat UMP.
Matthieu Chamussy, candidat UMP. — M. PAVARD / PLEINS TITRES / 20 MINUTES

L'unité affichée par l'UMP 38 depuis le lancement des primaires va-t-elle voler en éclats ? Matthieu Chamussy a en tout cas mis le feu aux poudres ce vendredi. Interrogé par France Bleu Isère sur la possibilité de le voir sur la même liste qu'Alain Carignon, le leader de l'opposition municipale a botté en touche, affirmant « qu'il n'y avait pas d'accord signé». Le 20 avril dernier pourtant, quatre candidats aux primaires – Chamussy, Carignon, Piton et Lecordier (qui a quitté la course depuis) – s'étaient engagés à se retrouver sur la liste du gagnant, quel que soit le résultat du scrutin.

«Mauvais procès»


Au sein de la droite grenobloise, les réactions n'ont pas tardé. Un militant parle ainsi de «faute politique considérable», tandis que le président de l'UMP 38 Jean-Claude Peyrin met «un carton jaune à Matthieu Chamussy qui adresse un signe négatif aux Grenoblois». De son côté, Denis Bonzy affiche sa «surprise. Après la réunion du 20 avril, la réaction de Matthieu Chamussy n'est intervenue que le 31 mai, alors qu'il avait encore donné son accord la veille», indique le cinquième candidat. Denis Bonzy, non membre de l'UMP, précise en outre avoir réfuté ce pacte «pour une raison simple : le préalable, c'est le programme.» Questionné ce dimanche, Matthieu Chamussy dénonce un «mauvais procès. On ne connaît pas encore les candidats et je ne vais pas m'engager sur une liste derrière n'importe qui. Ce serait prématuré. D'ailleurs, je m'étonne que Denis Bonzy refuse un accord qu'il prétend imposer aux autres.»

■ Désaccords anciens

Cette polémique fait ressurgir de vieilles inimitiés. Opposant à Alain Carignon, Matthieu Chamussy avait été exclu de l'UMP en 2007 pour une candidature dissidente, avant d'être réintégré en 2010.