Les parents réclament un collège supplémentaire

Manuel Pavard

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Aimé-Césaire disposerait de places.
Aimé-Césaire disposerait de places. — M. PAVARD / PLEINS TITRES

Le collectif «Un collège de proximité» tire la sonnette d'alarme. «Dans le secteur 1 (Berriat Saint-Bruno), l'explosion des effectifs depuis une dizaine d'années se ressent sur les huit écoles du quartier et le collège Fantin-Latour est lui-même saturé, explique Laurent Ripoll, membre du collectif. L'école Anthoard a ainsi gagné 150 élèves en 10 ans.» La construction de logements à Europole ou Bouchayer-Viallet a en effet entraîné une forte hausse du nombre d'habitants qui, selon les parents d'élèves, n'a pas été compensée par de nouveaux équipements scolaires.

650 places d'ici à 2020


Conséquence : selon les estimations du collectif, «il manquera à l'horizon 2020 près de 650 places dans les trois collèges du secteur (Fantin-Latour, Stendhal et Champollion)». Seule solution : «créer un nouveau collège dans le nord-ouest de Grenoble. 2020, c'est demain car il faut au moins quatre ans entre la décision de construire et la livraison», estime Laurent Ripoll, qui propose déjà de «resectoriser le collège international. On récupèrerait les locaux pour y mettre les enfants du secteur et les élèves de sections internationales seraient placés ailleurs.» D'après le vice-président du conseil général à l'éducation, André Collomb-Bouvard, «certains collèges grenoblois sont à moitié vides et d'autres en sureffectif. Aimé-Césaire a 250 places disponibles et pourra accueillir une partie de ces élèves. Il faudra aussi voir l'évolution à Champollion et Stendhal et connaître exactement le nombre d'élèves scolarisés à l'avenir.»

■ Première lutte

Le collectif est né en réaction à la décision du conseil général de rediriger une partie des élèves de l'école Ampère vers le collège Aimé-Césaire, au lieu du collège Fantin-Latour (situé, lui, à Berriat).