L'uMP 38 choisit l'automne pour raisons pratiques

Manuel Pavard

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Après plusieurs semaines de faux suspense, l'UMP 38 a confirmé, dimanche, ce qui ressemblait à un secret de polichinelle : l'organisation de primaires pour les municipales grenobloises. La surprise vient plutôt de la date retenue. Longtemps envisagé en juin, le scrutin se tiendra finalement les 6 et 13 octobre. «Beaucoup se disaient qu'il fallait le faire avant l'été pour s'aligner sur Paris et Lyon mais cela posait des problèmes d'organisation, explique Jean-Claude Peyrin, président de l'UMP 38. On doit faire une analyse financière, étudier la faisabilité du vote papier et multiplier les débats avant l'été. Nous n'aurions pas le temps matériel de l'organiser en juin.»

Bonzy OK, Chamussy sceptique


Du côté des candidats potentiels, seul Denis Bonzy avait ouvertement «donné [sa] préférence à l'automne. L'année politique réelle va de septembre à juin. La rentrée servirait de rampe de lancement idéale pour la campagne.» Benjamin Piton se rallie lui aussi à cette thèse : «Je suis d'un naturel plutôt factuel. Avec toute la logistique que les primaires supposent, on a besoin de temps pour lancer une nouvelle dynamique. Cela n'est possible qu'après l'été.» En revanche, Matthieu Chamussy, qui se disait déjà il y a quelques semaines «favorable à un vote avant l'été», ne semble pas convaincu par la date adoptée : «Beaucoup de nos sympathisants souhaitaient qu'elles se déroulent avant l'été. Je prends acte de cette décision. Il faut souhaiter que nous ne regretterons pas ce choix au lendemain des élections municipales

■ Les cinq candidats

Si certains ménagent encore le suspense, Jean-Claude Peyrin le dit : «J'ai cru comprendre que les cinq candidats potentiels seront candidats.» Ces derniers sont Alain Carignon, Matthieu Chamussy, Denis Bonzy, Colin Lecordier et Benjamin Piton.