La FFF plombe les chances de montée grenobloises

Manuel Pavard

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Sur le terrain, le GF38 a fait le métier, samedi, au Stade des Alpes : une victoire 2-0 face à la réserve de l'AS Nancy-Lorraine, acquise grâce à des buts de Jérémy Fernandez (11e) et Jean-Mathieu Descamps (78e). Pourtant, selon Olivier Saragaglia, «il n'y a pas de joie dans les vestiaires. Beaucoup de joueurs ont le moral dans les chaussettes. Les décisions de la Fédé ont pesé dans leurs têtes.» En cause, les deux nouveaux points de pénalité (dont le point de sursis pris pour les incidents face à Villefranche) infligés vendredi par la FFF, pour des «incidents police terrain/sécurité» survenus en marge du match PSG-Grenoble, le 9 mars dernier.

La direction crie au complot


Sanctionné de quatre points au total, le GF38 se retrouve ainsi à la 6e place, à six longueurs du leader Raon-L'Etape. De quoi sérieusement entamer ses chances de montée. «C'est n'importe quoi», tonne le président Alain Fessler, qui affiche son «incompréhension et un fort sentiment d'injustice. Ce n'était même pas un voyage de supporters organisé par le club, juste une quinzaine de personnes venues en voiture de leur propre initiative. L'arbitre reçoit des crachats et des insultes et on dit que ce sont des supporters grenoblois. Mais c'était aux stadiers du PSG d'assurer la sécurité de l'arbitre. Il y a eu de gros incidents lors de Mulhouse-Strasbourg, avec des gaz lacrymogènes, et je n'ai entendu aucune suite.» Le président isérois, très remonté, va même plus loin : «On est obligé de penser au complot !» Le GF38 fera appel de cette sanction.

■ 4 points au total

Le GF38 a écopé de quatre points de pénalité au total : un par la DNCG, un par la FFF pour des incidents en marge du match Grenoble-Villefranche, le 1er décembre, et deux autres par la FFF pour des incidents lors du déplacement à Paris, le 9 mars.