Les opposants à la ZAC ne désarment pas

Manuel Pavard

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L'association a fait signer sa pétition dimanche à la foire.
L'association a fait signer sa pétition dimanche à la foire. — M. PAVARD / PLEINS TITRES / 20 MINUTES

Leur combat ne connaît pas de trêve. Après avoir manifesté jeudi devant la mairie, les membres de « Vivre à Grenoble» ont profité dimanche du dernier jour de la Foire des Rameaux pour faire signer leur pétition contre le projet de ZAC (Zone d'aménagement concerté) de l'Esplanade. «Beaucoup de gens paraissent fatalistes et disent que la municipalité fera passer le projet quoiqu'il arrive, mais moi, j'y crois», assure Patrice Guinard-Brun, militant de l'association. Celle-ci, qui a déjà remis 17 000 signatures en mairie, à la mi-février, «en vise 20 000», précise son collègue Bruno de Lescure.

«Deux mois après, nous n'avons reçu aucune réponse de la ville à notre demande d'organiser un débat extraordinaire, si ce n'est sur le blog de Michel Destot ou par les déclarations de Philippe de Longevialle», déplore-t-il.

«On ne veut pas d'une réunion d'information»


L'adjoint à l'urbanisme Philippe de Longevialle rejette cette accusation : «On n'a pas encore fixé de date précise, mais le maire l'a dit et redit : il y aura un conseil municipal avant l'été avec un débat sur le sujet ainsi qu'une réunion publique pour associer les citoyens.» Une solution qui est loin d'avoir les faveurs de «Vivre à Grenoble». «Il faut que ce soit le seul sujet à l'ordre du jour du conseil municipal ou alors on enterre la charte de la démocratie locale, estime Bruno de Lescure. Objectivement, il y en a au moins pour trois ou quatre heures, le temps que chacun présente ses arguments. Et on ne veut pas d'une réunion d'information. La mairie doit se souvenir que les gens qui ont signé ont demandé l'annulation du projet actuel de ZAC.»

«Ce n'est pas à eux de fixer les règles de la concertation, rétorque Philippe de Longevialle. Un conseil municipal est un débat entre élus et il n'a jamais été question d'un conseil extraordinaire. Je suis convaincu que la plupart des Grenoblois ne connaissent pas bien le projet. C'est impossible avec une pétition signée en deux minutes sur un coin de trottoir. » En attendant la proposition définitive de la ville, les opposants vont «recontacter la mairie». L'armistice n'est pas pour demain.