Le festival Ojo Loco, du ciné sur un air latino

Véronique Vigne-Lepage

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Bruno Thivillier, directeur du Méliès, et deux membres de Fa Sol Latino.
Bruno Thivillier, directeur du Méliès, et deux membres de Fa Sol Latino. — V. Vigne-Lepage / Pleins Titres /20 Minutes

«Ojo Loco» (œil fou) : c'est ainsi que Fa Sol Latino a intitulé le premier festival grenoblois du cinéma ibérique et latino-américain, organisé au Méliès. «Ce titre illustre bien la diversité de ce qui est donné à voir, assure Quentin Richard, le président de cette association qui réunit une quinzaine d'étudiants de Sciences Po Grenoble. Il y aura des avant-premières, des rediffusions, des inédits à Grenoble, des comédies et des drames, des films sur l'Espagne, le Mexique, Cuba, l'Uruguay, etc. Le programme en compte 25… dont le nouvel Almodovar en primeur !»

Une attente forte


Pour préparer leur programme, ces étudiants ont bénéficié des conseils de leur professeur d'espagnol, Catherine Puig, et du directeur du Méliès, Bruno Thivillier. «Je leur ai proposé des œuvres moins médiatisées, pour que le public les découvre, explique celui-ci. Cela fonctionne bien. Mercredi soir, par exemple, il y avait une cinquantaine de spectateurs.»

Une telle manifestation «répond à une attente forte, assure Lorène Cornet, membre de Fa Sol Latino. Grenoble compte de nombreuses associations hispanophones, que nous avons d'ailleurs associées à la diffusion de l'information.» France Amérique latine 38, elle, a même couplé ses projections annuelles («Latino Docs») au nouveau festival, qui attire accueillera aussi des classes de lycéens.

■ Du choix

Pour ce week-end, Lorène Cornet conseille Enfance clandestine, de Benjamin Avila (samedi à 20 h 15), «une histoire dure vue à travers les yeux d'un enfant». A voir aussi : un film d'animation, un docu-fiction mexicain, une avant-première colombienne…