Un air celte souffle sur l'Isère

Manuel Pavard

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Eric Noé et les Sonneurs de Grenoble.
Eric Noé et les Sonneurs de Grenoble. — Les Sonneurs de Grenoble

Grenoble n'est pas Brest ou Lorient mais, pour eux, la Saint-Patrick reste «LA date incontournable». Ce samedi, les Sonneurs de Grenoble feront ainsi résonner cornemuses, bombardes et caisses claires devant le Comptoir Irlandais. A l'origine de ce bagad 100 % isérois : Eric Noé, 53 ans, agent technique à la ville. Normand à «l'âme bretonne», il «baigne depuis gamin dans les traditions et musiques celtes. J'ai appris la cornemuse il y a plus de 10 ans, avec un prof fabuleux.»

Cours de cornemuse


«On a monté un groupe entre copains et on jouait au parc Mistral», poursuit-il. Face à «l'afflux de demandes», Eric Noé décide, en 2010, de monter l'association les Sonneurs de Grenoble et de donner des cours à la MJC Allobroges. «Je leur apprends tout, de A à Z : la musique, les chorégraphies, les costumes – le port du kilt est obligatoire. Au début, on utilise un ''practice'', on ne touche pas une cornemuse avant un an. C'est compliqué car il faut des bases de trois solfèges (occidental, breton, écossais), travailler le souffle du ventre, la vélocité des doigts... » Aujourd'hui, les Sonneurs sont une vingtaine et jouent partout : mariages, associations, Fête de la musique…