Les urgentistes en état d'urgence

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A peine arrivée à la direction générale du CHU de Grenoble, Jacqueline Hubert recevait, lundi 21, un courrier des médecins urgentistes, dénonçant «le manque flagrant de moyens» du service et menaçant de démissionner s'ils n'obtenaient pas satisfaction dans le mois.

«Nos locaux sont trop petits, explique l'une des 21 signataires, le Dr Carole Paquier, nous manquons de lits d'aval et, faute de places, certains passent 24 heures sur des brancards. Nous demandons la création d'une ligne de garde [un poste de médecin] supplémentaire, pour faire face à l'afflux des patients, dont les cas sont de plus en plus lourds.»

«Etonnée» par la médiatisation de ces revendications, Jacqueline Hubert dit avoir «réagi dès lundi à ce courrier en proposant aux signataires une réunion ce mercredi matin. Pour aborder, notamment, le travail avec les médecins de ville et les établissements pour personnes âgées dépendantes, ou la mise en place d'une cellule pour la réorientation des patients.» Chantal Féminier