Un «cloud» pour l'agglomération

Chantal Féminier

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GrenoblIX " tient " dans un gros placard.
GrenoblIX " tient " dans un gros placard. — Rezopole

On l'appelle «GrenoblIX». Malgré son nom, il ne s'agit pas d'une référence à une nouvelle aventure du célèbre Gaulois en terre dauphinoise, mais un GIX (voir encadré) installé à Grenoble. Inauguré ce lundi par la région Rhône-Alpes, la Métro et la ville, ce nœud d'échange Internet est hébergé - et donc sécurisé - par le data center créé il y a un an par la société grenobloise Eolas, rue du général Mangin. «Internet, c'est un ensemble de réseaux interconnectés via des nœuds d'échange, explique Philippe Duby, président de Rezopole, association créée à l'initiative de la région Rhône-Alpes pour développer le haut débit sur son territoire. Jusqu'à ce jour, les données numériques passaient par un GIX parisien ou autre pour relier leur expéditeur grenoblois à leur destinataire. Désormais, celles-ci transiteront par GrenoblIX et, grâce à cette proximité, le flux sera de meilleure qualité.»

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Indépendance


GrenoblIX sera aussi un point d'achat de transit Internet pour les acteurs souhaitant développer des marchés mondiaux. Autre avantage, en terme d'autonomie, cette fois : le «cloud», ou stockage à distance des données internet, est aujourd'hui tiré par les Etats-Unis. «Grâce à GrenoblIX, on va pouvoir déplacer le cloud à Grenoble. C'est un gage d'indépendance», poursuit Philippe Duby.

Créé, «par pur hasard» après ceux de Lyon, Saint-Etienne et Valence, le GIX grenoblois devrait cependant trouver rapidement sa vitesse de croisière : «Il est même fort possible, compte tenu de l'environnement high tech de l'agglomération, qu'il prenne la première place.» ■

■ GIX, NAP, grenoblix... Késako ?

GrenoblIX est la contraction de Grenoble et de GIX qui désigne le GIX grenoblois. L'acronyme GIX (global internet exchange) désigne un nœud d'échange Internet. Mais GrenoblIX est également un NAP (network access point), un point d'accès pour vendre et acheter du transit Internet.