L'Isère, une attractivité sans faille

Chantal Féminier

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L'américain Mentor Graphics est installé depuis 1988 à Montbonnot.
L'américain Mentor Graphics est installé depuis 1988 à Montbonnot. — PHOTEC PRODUCTION

L'étude vient de paraître : selon l'AEPI (Agence d'études et de promotion de l'Isère), notre département est « l'un des plus ouverts aux investissements étrangers, avec 550 établissements et près de 42000 salariés dans l'industrie et les services aux entreprises. » L'attractivité de l'Isère, et plus précisément de la région grenobloise, n'est pas nouvelle. Dès le début des années 60, Becton Dickinson et Caterpillar ont choisi de s'y installer.

Mais ces deux poids lourds, toujours présents dans l'agglomération, ont, depuis, été rejoints par de nombreuses autres, américaines, allemandes et britanniques en tête, au point qu'ensemble, elles représentent 40 % des emplois industriels du département, contre 25 % en France.

La Silicon Valley française


Mais qu'est-ce qui attire ainsi ces belles étrangères ? Pour Franck Durand, directeur adjoint de Mentor Graphics, société à capitaux 100 % américains, présente depuis 1988 à Montbonnot, la réponse est double : «A l'époque, et c'est toujours le cas, nous voulions être dans la Silicon Valley française. Spécialisés dans les simulateurs électroniques, nous avons trouvé ici des clients, mais aussi des centres de recherche liés à la micro-électronique. » Si cette société au chiffre d'affaires qui dépasse le milliard de dollars, est présente dans le monde entier, son site grenoblois, qui emploie plus de cent personnes, est, grâce à cela, un des rares à avoir un centre de R&D. L'autre atout de la région grenobloise est sa richesse de compétences : « Nous trouvons ici des étudiants thésards qui travaillent sur l'électronique, sur l'informatique et sur les mathématiques. C'est rare de trouver les trois savoir-faire dans un même lieu », poursuit Franck Durand qui va recruter cette année en s'appuyant sur le crédit impôt recherche, un atout, bien français, dont bénéficie l'Isère.

Si les capitaux étrangers sont très présents dans les filières micro-nano et les technologies médicales, la chimie et les machines-équipements en bénéficient également. ■