La future ligne a six mois pour traverser l'Isère

Chantal Féminier

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Le chantier, pont de la Porte de France.
Le chantier, pont de la Porte de France. — C.Pedrotti/F.Louis - Terra Publica/archives

Plus rien désormais ne devrait arrêter le chantier du tram E (voir encadré). Plus rien… sauf peut-être les conditions météorologiques. Lundi en effet, la pose d'une première poutrelle prévue dans la soirée sur le pont de la Porte de France, a dû être annulée, de fortes rafales de vent empêchant le convoi stationné à Voreppe, de prendre la route. Mais ce n'était que partie remise, en principe au lendemain soir.

« Un Lego au-dessus de l'Isère »


«Nous avions pris une marge, rassure Dominique Milleret, de Territoires 38, entreprise mandataire du SMTC, responsable des ouvrages sur la ligne E. Cela ne retardera pas le chantier général qui est dans les délais». Désormais hors de l'eau, le chantier n'a plus à souffrir comme l'hiver dernier des caprices de l'Isère. Au total, six poutrelles, longues de 36 m seront livrées dans les nuits à venir puis assemblées, pour former deux lignes d'une rive à l'autre. Elles constitueront le socle d'assise de la dalle de béton qui permettra d'élargir le pont de 11, 20 m. «Avec les poutres transversales, on formera ensuite un gros Lego au-dessus de l'Isère», commente le responsable. Cette technique peu habituelle, «permet d'éviter de couper la circulation en journée». Jusqu'au 25 janvier, en effet, le pont sera fermé de 21 h à 5 h hors week-end. Après la pose du tablier de mars à juin, celle des voies interviendra enfin en juin-juillet. Le chantier, «contenu dans le budget (298 millions d'euros hors taxes)», devrait permettre de tester les rames mi-2014 pour une mise en service, fin 2014. ■

■ Recours rejetés

Le tribunal administratif de Grenoble s'est prononcé ce mardi sur les requêtes en annulation de riverains déposées contre la Déclaration d'utilité publique de la ligne E. Comme le laissait supposer l'avis du rapporteur public, il a rejeté ces requêtes.