Une avance sur l'isolation

Florence Roux

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Dès janvier 2013, les copropriétaires d'immeubles datant de l'après-guerre (1945-1975) auront droit à un coup de pouce supplémentaire pour isoler leur logement. Dans le cadre du dispositif MurMur (financé notamment par la Métro, l'Anah et l'Ademe), ils recevront la moitié d'une aide allant de 20 à 80 % des travaux, avant le lancement du chantier.

Viser les plus modestes
« C'est bien, parce qu'une isolation coûte très cher », assure une copropriétaire de Pont-de-Claix, dont l'immeuble est en fin de réhabilitation. « Pour les seules parties communes, toit, façades et caves, cela m'a coûté 12 000 €, avec un acompte 3 mois avant le début des travaux. Et nous n'avons touché 30 % de l'aide que sur présentation des premières factures. Ça peut faire hésiter les plus modestes ! » Ces derniers sont d'ailleurs le cœur de cible de MurMur qui finance parfois plus de 80 % de leurs frais d'isolation. Fin 2012, 1 634 propriétaires ont bénéficié de la campagne et 7 300 autres étudient un projet de réhabilitation. Avec 22 millions d'euros d'aides prévues (dont 12 de la Métro), le dispositif vise à diviser par quatre la facture énergétique de l'agglomération d'ici à 2050 et à limiter les émissions de CO2 de 3 200 tonnes par an.

ENERGIVORES

A Grenoble, où les trois quarts des logements sont en copropriété, l'habitat consomme 65 % de l'énergie, contre 43 % en France.