un guide pour faire faceaux risques

Chantal Féminier

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Depuis 2003, chaque commune a l'obligation de publier un document d'information sur les risques majeurs (Dicrim). « A Grenoble, la dernière version datait de 2004, indique Eléonore Perrier, conseillère municipale déléguée à la sécurité civile. Nous venons de l'actualiser en associant chaque risque au dernier événement similaire survenu dans la région, pour rendre ce guide des conduites à tenir plus adapté à la réalité de notre territoire. »
Exemple ? Pour le risque sismique, le Dicrim rappelle le tremblement de terre de Corrençon en Vercors, d'une magnitude de 5,3, qui a causé en 1962 d'importants dégâts. « Il ne s'agit pas de faire peur mais de prévenir : une population informée en vaut deux. »

Matières dangereuses
A Grenoble, avec les inondations, le séisme compte parmi les risques naturels les plus importants selon l'Institut des risques majeurs (Imra). « Faible ou modéré jusqu'en 2011, il a été reclassé risque moyen depuis, explique Henri de Choudens, président de l'Irma. Un phénomène de résonance des ondes entre les massifs de Belledonne et Chartreuse propre à la vallée alluvionnaire de l'Isère amplifie, en effet, les mouvements du sol. » Eléonore Perrier, qui note aussi le risque, très grenoblois, de débordement de la nappe phréatique, regrette qu'un autre danger, technologique cette fois, soit méconnu : « le transport de matières dangereuses ». Il fait d'ailleurs l'objet d'une étude dans l'agglomération.

Un outil largement diffusé

60000 exemplaires du Dicrim seront diffusés dans les antennes de secteur et les écoles. Il recense pour Grenoble les risques naturels (feu de forêt, inondation, mouvement de terrain, sismique météorologique) et technologiques (rupture de barrage, industriel, transport de matières dangereuses et nucléaire). Egalement sur www. grenoble.fr.